-Face à des maladies si graves, bien on s'aperçoit qu'en fait, chacun a le pouvoir, en soi, de guérir un autre être humain. Alors, bon, moi, ça a été mon frère. Et je le referais volontiers, si je le pouvais, pour quelqu'un d'autre. Et donc, oui, forcément un peu d'anxiété... au moment où on m'a appris que j'étais compatible, et un peu plus au moment de l'opération en elle-même. Ça s'est, en fait, très, très bien passé. L'opération dure... bon, on ne s'en rend pas compte, mais ça dure en gros une heure et demie. Puis, je me suis réveillé très tranquillement, sans aucune douleur... à l'endroit de la ponction, ce qui m'a assez étonné. On m'avait dit que j'aurais peut-être une petite douleur locale. Et je me suis aperçu, finalement... Face à ce genre de maladie, on s'aperçoit qu'on est vraiment... impuissant, complètement impuissant. Or, c'est faux, voyez... Le don de moelle osseuse permet justement d'apporter une sorte de médicament à des malades. Donc, c'est comme si on avait un médicament en soi. Bien, il faut pas hésiter à faire partager ce médicament. Sa chance, c'était ses frères et soeurs, dans ce cas-là. Dans le cas d'autres donneurs, bien, la chance, c'est qu'il y ait des personnes qui s'inscrivent sur les listes et qui sont prêtes à donner un peu de leur temps et, puis, un peu de leur corps, en fait. Ma chance, c'est vous, c'est exactement ça. Je l'ai vu dans le regard d'un malade. Amaury, 31 ans a eut la chance de pouvoir faire un don de moelle osseuse en 2009.