Benjamin C.

"Résumer le don de moelle osseuse en trois mots ? Partage,  vie et super-héros !"


 

Benjamin C. : Si je devais résumer le don de moelle osseuse en trois mots, ce serait partage, je dirais vie et super-héros. Moi c’est Benjamin, j’ai 31 ans et je suis donneur de moelle osseuse. 

 

Voix off : Comment as-tu connu le don de moelle osseuse ?

Benjamin C. : Le don de moelle osseuse m’a été proposé par un médecin à l’EFS lorsque je suis allée faire un don du sang. Il m’a parlé du don de plasma à ce moment-là et dans la foulée, il m’a également parlé du don de moelle osseuse. Pour moi c’était comme une évidence de pouvoir donner. 

Voix off : Qu’est ce qui t’a motivé à donneur ?

Benjamin C. : Pour moi, c’est quelque chose qui est quand même très important, de pouvoir faire une bonne action et de pouvoir sauver une vie, tout simplement. 

Voix off : Comment s’est passée ton inscription ?

Benjamin C. : J’ai directement été d’accord, donc on a fait les démarches ensemble et on a enchaîné sur un prélèvement sanguin pour valider cette inscription. 

Voix off : Quel temps d’attente entre ton inscription et l’appel au don ?

Benjamin C. : Je me suis inscrit il y a dix ans. Un an après, j’avais déjà été appelé pour un premier receveur potentiel. Finalement, les tests n’ont pas été concluants. Un an après à nouveau, pas concluant, et puis finalement, le don, cette fois-ci j’ai attendu quatre ans avant de pouvoir donner. 

Voix off : Qu’elle a été ta réaction ?

Benjamin C. : Lorsque j’ai été appelé, un peu d’appréhension au début et finalement une grande joie, une grande satisfaction et beaucoup d’enthousiasme. 

Voix off : Comment s’est passé ton don ?

Benjamin C. : Lorsque je suis arrivé à l’EFS pour faire le don, j’ai été accueilli par les infirmières, pris en charge. On m’a un peu expliqué comment ça se passait, forcément. Comment j’avais des aiguilles sur les deux bras, je ne pouvais vraiment pas bouger, donc j’avais une assistante personnelle qui s’occupait de répondre aux textos, de répondre aux appels, de mettre plus fort, moins fort, de changer les chaînes de la télé. Le don dure assez longtemps. Pour moi, le don a duré à peu près quatre heures et demie. On a bien rigolé avec l’infirmière et ça a permis de passer le temps et de faire en sorte que ce soit une bonne expérience. 

Voix off : As-tu eu mal ?

Benjamin C. : Le don est vraiment indolore. On ne sent absolument rien. Forcément, quand on pique, au début, c’est comme toutes les piqûres, que ce soit une prise de sang, un vaccin ou autre, il y a toujours la petite douleur. Personnellement, je ne regarde jamais les aiguilles, que je fasse un don de moelle osseuse, un don de plasma ou un don de sang, c’est pareil. Encore une fois, tout le monde est vraiment aux petits soins avec nous. On est vraiment la star du jour entre guillemets. 

Voix off : Comment on se sent après ?

Benjamin C. : Après le don, forcément, une fatigue, par la force des choses. Mais vraiment une sensation de bien-être, une sensation d’avoir fait quelque chose d’exceptionnel pour quelqu’un, d’avoir rendu service et d’avoir sauvé une vie. On ne s’en rend pas forcément compte avant, on ne s’en rend pas forcément compte pendant, mais après, on prend toute la mesure de la chose. On a vraiment cette sensation de satisfaction, de se dire qu’on a sauvé une vie et ça ne nous a rien coûté du tout, mis à part une petite piqûre dans le bras. Je pense que c’est hyper important de le faire, c’est important d’en parler autour de soi. Si c’était à refaire, sans hésiter, je re-signe demain. 

Voix off : Vous aussi devenez donneur de moelle osseuse !